Trois jours d’engagement communautaire à Mô 1 et Mô 2 : Unis contre les violences basées sur le genre et les violences numériques

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Photo de famille (à l'ouverture).

Les 18 et 19 novembre 2025, les communes Mô 1 a été le théâtre d’une mobilisation exceptionnelle contre les violences basées sur le genre (VBG), y compris les violences numériques, grâce à une initiative portée par l’ONG Jeunesse pour la Survie (JS) avec le soutien financier de la coopération allemande à travers la GIZ. Les activités ont réuni autorités locales, Forces de Défense et de Sécurité, leaders communautaires, jeunes, femmes et hommes autour du thème : « Mettre fin à la violence numérique à l’égard de toutes les femmes et filles », renforcé localement par « Fora et course populaire : unis contre la violence numérique et les VBG ».

Les participants (vue partielle)

Le 20 novembre 2025 la même activité se tiendra dans la commune de Mô2

La cérémonie d’ouverture, qui s’est tenue à la mairie de Mô 1, a donné le ton d’un engagement collectif fort.
Dans son mot de bienvenue, le Maire de Mô 1, PATCHALE Koudjoukabalo Padasiwé, a insisté sur la nécessité de créer des communautés sûres et harmonieuses : il a rappelé que le développement ne peut se faire que dans un environnement où chaque personne, surtout les femmes et les filles, se sent protégée et respectée.

Table d’honneur.

Le Directeur Exécutif de l’ONG Jeunesse pour la Survie, ANITE Yaola Yata, a ensuite souligné l’importance d’amener l’information au plus près des populations rurales. Il a indiqué que la lutte contre les VBG exige une mobilisation constante, car les violences se transforment et s’adaptent, notamment avec l’essor du numérique. Il a chaleureusement remercié la coopération allemande à travers la GIZ pour son appui technique et financier qui permet la tenue de telles activités de proximité.

Prenant la parole au nom de la coopération allemande à travers la GIZ, la Conseillère Technique Claire AMANA a rappelé que les violences numériques constituent une menace grandissante, souvent mal comprise en milieu rural. Elle a souligné que la sensibilisation est essentielle pour protéger les femmes et les filles contre toute forme de harcèlement, le chantage en ligne ou la diffusion non consentie d’images. Elle a réaffirmé l’engagement de la coopération allemande à travers la GIZ, à accompagner les initiatives communautaires de prévention et d’éducation.

Le Directeur Exécutif du RESODERC, également présent, a mis l’accent sur la nécessité d’unir les efforts des organisations locales. Selon lui, les VBG ne peuvent reculer que si chaque acteur, institution, ONG, leader local, citoyen joue pleinement son rôle.

Enfin, le Secrétaire Général de la Préfecture de Mô, SALIFOU Chérifou, représentant le Préfet, a officiellement ouvert les travaux en rappelant l’engagement des autorités administratives dans la promotion des droits humains. Il a encouragé les participants à contribuer activement aux discussions pour élaborer des solutions adaptées aux réalités locales.

Au cours du forum du premier jour à Mô 1, les participants ont analysé les formes traditionnelles et numériques de Violences Basées sur le Genre :  Harcèlement en ligne, insultes, chantage, partage d’images intimes sans consentement, surveillance numérique, usurpation d’identité, souvent présentes mais peu identifiées. À travers des échanges participatifs, ils ont mis en lumière le poids des normes sociales néfastes, le manque d’information dans les villages et l’ampleur des violences numériques, encore mal comprises par de nombreuses personnes.

Les travaux en groupes ont permis d’examiner des situations vécues localement et d’élaborer un mini plan d’action communautaire pour améliorer la prévention, la vigilance collective et les mécanismes de signalement.

Course populaire.

 Le deuxième jour, profitant du marché hebdomadaire, l’ONG JS a organisé des séances de sensibilisation à grande échelle à travers une course populaire. Les messages ont porté sur les causes, les conséquences et les formes de VBG, la présentation des résultats des travaux du forum, ainsi que sur les comportements sûrs en ligne.
Grâce au soutien financier de la coopération allemande à travers la GIZ, du matériel de communication visuel et sonore a permis de toucher un public large et diversifié.

Cette journée a été marquée par une course populaire qui a rassemblé de nombreux jeunes, femmes et hommes. Les participants, vêtus de tricots et accessoires portant des messages de prévention, ont transformé l’événement en un véritable moment de cohésion et d’engagement.
Les cinq premières femmes et les cinq premiers hommes ont été récompensés, avant que la communauté ne partage une collation dans une ambiance conviviale.

Parmi les participants, une jeune femme a témoigné :
« Je ne savais pas que certaines images envoyées sur WhatsApp ou sur les réseaux sociaux pouvaient être des violences. Aujourd’hui j’ai appris beaucoup de choses donc je vais sensibiliser mes sœurs et mes amies puisque ça devient des violences », a déclaré Mme Hèssimwè.
Ce témoignage traduit l’importance de la sensibilisation et l’impact direct des activités menées.

À travers ces activités, l’ONG Jeunesse pour la Survie (JS) a démontré sa capacité à mobiliser les communautés autour des questions essentielles de protection, de dignité et de respect.
Grâce au soutien financier de la coopération allemande à travers la GIZ, les populations de Mô 1 ont été informées, outillées et encouragées à s’engager durablement dans la prévention des violences, qu’elles soient traditionnelles ou numériques. Il en sera de même pour celle de Mô 2 dans la journée du 20 novembre 2025

Ainsi les habitants des deux communes ressortiront unis dans une même détermination :

« Non aux VBG, non aux violences numériques – oui à la dignité, au respect et à la sécurité pour tous ! »

Brice EWAI

 

 

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