Dans le cadre de la promotion du civisme fiscal et de la modernisation de la gestion des entreprises locales, l’Office Togolais des Recettes (OTR), direction préfectorale de Blitta, a organisé deux importantes séances de sensibilisation à l’endroit des opérateurs économiques de la localité.

La rencontre du mardi 9 décembre 2025, animée par Watinam Komi, Chef contrôle de l’OTR Blitta, avec la présence de Ponéi Akpéloussim, représentant le maire de Blitta1, a ciblé les vendeurs des pièces détachées de la préfecture, suite à un constat préoccupant : malgré l’existence de grands établissements de vente de pièces détachées dans les trois communes, plusieurs opérateurs ne disposent pas de numéro d’identification fiscal (NIF), ne tiennent pas de cahier d’enregistrement des ventes, et ne déposent pas d’états financiers.

Cette situation entraîne non seulement des pertes de recettes pour l’État, mais aussi des injustices entre vendeurs, certains se retrouvant à payer davantage d’impôts alors qu’ils réalisent un chiffre d’affaires plus faible.
Les opérateurs économiques ont été vivement encouragés à se faire établir leur carte CFE au Centre de Formalité des Entreprises, à constituer leurs états financiers afin de les déposer au plus tard le 31 mars 2026, pour permettre une imposition plus juste et réaliste.
« On reconnaît que beaucoup d’entre nous n’étaient pas bien informés. Avec les explications reçues aujourd’hui, je comprends que tenir un cahier de ventes et déposer les états financiers peut même nous aider à prouver notre vrai chiffre d’affaires. Je vais tout faire pour obtenir mon NIF et mettre mon commerce en règle. », a confié Odo Martin, vendeur de pièces détachées à Blitta-Village.

Quelques jours plus tôt, le 28 novembre 2025, une séance de sensibilisation avait rassemblé les présidents et secrétaires cantonaux de la Chambre de métiers des 21 cantons de la préfecture de Blitta.
Animée également par Watinam Komi, cette rencontre visait à encourager les artisans à se faire immatriculer afin de mieux structurer leurs activités. Ils ont été sensibilisés sur les limites de leurs pratiques actuelles, notamment l’exercice d’activités mixtes (prestations de service et commerce) sans cadre fiscal clair.
Le responsable préfectoral de l’OTR a insisté sur le fait que l’immatriculation constitue un préalable indispensable pour accéder aux contrats des marchés publics et aux appels d’offres. Les échanges ont également porté sur la notion d’équité fiscale et sur la nécessité d’adopter un comportement fiscal responsable.
« Cette séance m’a beaucoup appris. Je ne savais pas que nos différentes activités pouvaient poser problème si elles ne sont pas déclarées correctement. Maintenant, je comprends que l’immatriculation peut nous ouvrir des opportunités, surtout pour obtenir des marchés. Je vais commencer les démarches dès cette semaine. », a indiqué K. Tchalé, secrétaire cantonal des artisans de Pagala-Gare.
À travers ces deux séances, l’OTR Blitta réaffirme son engagement à accompagner les acteurs économiques locaux vers une meilleure organisation administrative et comptable. L’objectif est double : garantir une fiscalité équitable et renforcer la contribution citoyenne au développement de la préfecture.
Les agents de l’OTR ont conclu les deux rencontres en invitant l’ensemble des opérateurs économiques à s’approprier ces démarches, gage de transparence, de crédibilité et d’opportunités futures.
Brice EWAI





