Le Centre International de Conférences de Blitta (CICB) a servi de cadre, ce mercredi 4 février 2026, à un atelier technique de première importance. Les autorités locales, les chefs de services publics et privés, les forces de défense et de sécurité, ainsi que les acteurs communautaires se sont réunis pour définir la feuille de route du futur Plan Communal de Gestion des Déchets Solides (PCGDS) de la commune Blitta 1.
La problématique de l’insalubrité et de la gestion des ordures est au cœur des préoccupations à Blitta. Pour répondre à ce défi, la commune de Blitta1, sous l’impulsion du Maire, le Professeur Essohanam Batchana, s’est engagée dans un processus de planification stratégique, avec l’appui de l’Agence Nationale de l’Assainissement et de la Salubrité Publique (ANASAP), dont le lancement officiel tenu le 22 janvier 2026, a été présidé par le Général Bèrèna Gnakoudè, Directeur Général de l’ANASAP.
Cette rencontre du 4 février vise à présenter la méthodologie et le chronogramme de travail élaborés par le Cabinet d’Expertise et de Management de Projets (CEMP).
L’ouverture des travaux a été marquée par l’allocution du Premier Adjoint au Maire de Blitta1 Atonga Tarandjana, représentant le Maire. Ce dernier a souligné que cet outil est un levier essentiel pour « l’amélioration du cadre de vie, la préservation de l’environnement et la protection de la santé publique ». Il a rappelé que cette initiative s’inscrit dans la vision nationale de décentralisation portée par le Président du Conseil, visant le bien-être des populations à la base.
Réunissant une diversité d’acteurs stratégiques notamment les gestionnaires des marchés, responsables des Comités Cantonaux de Développement (CCD), chefs de services déconcentrés, représentants des organisations de la société civile, les forces de défense et de sécurité et bien d’autres acteurs clés, cette mobilisation témoigne de l’aspect transversal de la gestion des déchets, qui touche aussi bien à l’économie locale qu’à la sécurité sanitaire.
Le Directeur de Cabinet d’Expertise et de Management de Projets (CEMP) Niman Sarakawa Abalo a insisté sur le caractère unique de ce plan. « On veut un plan spécifique pour Blitta1, pas un plan qui vient d’une autre commune », a-t-il affirmé. Le processus, prévu pour durer 90 jours, se veut inclusif et intègre déjà des mécanismes de mobilisation de ressources pour assurer le financement durable des infrastructures de collecte et de traitement.
Le Préfet de Blitta Batossa Boukari, en procédant à l’ouverture officielle, a exhorté tous les participants à une appropriation collective de l’outil : « Ce plan doit être le vôtre ; il doit refléter les réalités sociologiques et géographiques de Blitta1. »
L’aspect participatif a été salué par les leaders communautaires présents. Mme Akossiwa, membre du Comité Cantonal de Développement (CCD) du canton de Tchaloudè, a partagé son enthousiasme à la sortie de l’atelier : « C’est une fierté pour nous d’être associés dès le début de ce projet. Souvent, les décisions viennent d’en haut sans que l’on comprenne notre réalité dans les quartiers et les marchés. Aujourd’hui, on nous demande notre avis sur la manière de gérer nos ordures. Si le plan est bien appliqué, cela va vraiment changer l’image de notre commune et la santé de nos enfants. »
Avec ce processus lancé, Blitta1 se positionne comme un modèle de gouvernance locale proactive au Togo.
Cellule Communication de Blitta1





