Sous l’impulsion du Maire, le Professeur Essohanam Batchana, la commune de Blitta 1 a lancé une vaste campagne de sensibilisation sur la Taxe d’Habitation (TH). En collaboration avec l’Office Togolais des Recettes (OTR) bureau de Blitta, cette initiative vise à mobiliser les ressources locales pour financer le développement de la collectivité.

Le développement d’une commune repose avant tout sur sa capacité à mobiliser ses propres ressources. À Blitta 1, cette réalité est au cœur des préoccupations. Pour accroître la collecte des impôts locaux, une réflexion stratégique a été menée entre la mairie et le bureau de l’OTR de Blitta, afin d’optimiser la collecte de la Taxe d’Habitation (TH), une taxe reversée à 100 % aux communes.
Les 29 et 31 décembre 2025, la salle de réunion de l’OTR à Blitta a servi de cadre à des échanges constructifs. La première séance a réuni les femmes revendeuses de Blitta-Village, suivie de celle des revendeuses d’ignames de Yaloumbè. Ces rencontres visent à expliquer l’importance de la TH, souvent méconnue. Contrairement aux autres impôts d’État, la Taxe d’Habitation est directement réinjectée dans les projets locaux : infrastructures, assainissement et services publics de proximité.
Pour Watinam Komi, Chef du Bureau OTR de Blitta, l’adhésion des populations est la clé de voûte de cette stratégie. Lors des séances, il a rappelé l’enjeu de cette démarche :
« Ces contributions sont essentielles. Elles sont le levier qui permet à la mairie d’accompagner concrètement les projets de développement choisis par vos élus locaux. Payer sa taxe, c’est investir directement dans son propre cadre de vie ».
Il a également exhorté les occupants du domaine public à procéder à leur immatriculation auprès des services municipaux, conformément au communiqué officiel du Maire Professeur Batchana, une procédure conditionnée par le paiement de ladite taxe.
Le message semble avoir été entendu. À l’issue des séances, de nombreux participants ont exprimé leur satisfaction, certains s’acquittant même de leur dû sur-le-champ. Une revendeuse à Yaloumbè, en témoigne : « Avant, nous ne comprenions pas forcément où allait cet argent. Aujourd’hui, savoir que 100 % de cette taxe reste ici à Blitta pour nos routes et nos marchés nous encourage à être en règle. C’est un acte de fierté pour nous, les femmes commerçantes. »
Alors que d’autres séances sont programmées pour les jours à venir avec les autres acteurs économiques, Blitta 1 trace la voie d’un partenariat réussi entre administration fiscale et citoyens pour un essor local durable.
Brice E.





