Transition énergétique au Togo : La phase 4 de la centrale solaire photovoltaïque de Blitta scellée par le dialogue social

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Photo de famille.

Le Centre International de Conférences de Blitta (CICB) a servi de cadre, ce mardi, 27 janvier 2026 à une importante rencontre pour l’avenir énergétique du pays. Au-delà de l’objectif technique de porter la capacité de la centrale solaire photovoltaïque de Blitta à 100 MW, cette mission d’évaluation a mis l’accent sur un impératif : le consensus social et la transparence avant le lancement des travaux prévu pour avril 2026.

La rencontre a réuni un panel prestigieux d’autorités et de partenaires techniques. Autour du Préfet de Blitta, Batossa Boukari, et du Maire de Blitta 1, le Professeur Essohanam Batchana, la délégation d’AMEA POWER, conduite par son Directeur Général-Afrique, Joël Musikingala, a exposé les contours de cette quatrième phase d’extension.

Prenant tour à tour la parole, les autorités locales ont tenu à poser les balises de cette collaboration. Le Maire de Blitta 1, le Professeur Essohanam Batchana, a plaidé pour un impact local tangible : « Notre commune s’engage pleinement pour la réussite de cette extension, qui bénéficie de garanties de sécurité et de conformité foncière optimales. Au-delà de la fourniture permanente d’énergie pour nos citoyens, nous portons une vision de « Commune Verte » et sollicitons l’appui d’AMEA POWER pour le reboisement urbain et la création d’espaces de loisirs. Il est également important d’investir dans le transfert de compétences en octroyant des bourses de formation à nos jeunes bacheliers, afin qu’ils deviennent les futurs techniciens et maintenanciers de cette centrale solaire. »

Pour sa part, le Préfet de Blitta, Batossa Boukari a poursuivi : « Nous disposons aujourd’hui d’un environnement sécuritaire optimal, grâce à un maillage étroit entre nos forces de gendarmerie, de police et les détachements militaires de la zone. Cependant, l’énergie produite doit éclairer davantage le quotidien de nos concitoyens. Nous plaidons pour l’électrification de la « bretelle » menant au village de la centrale et pour une connexion renforcée des services administratifs et de santé de Blitta Gare. De même, la réhabilitation de la piste commerciale Blitta-Pagala est cruciale pour désenclaver nos communes et dynamiser l’économie locale. AMEA POWER a été un « don de Dieu » pour notre préfecture par ses réalisations sociales passées, et nous comptons sur cette phase 4 pour consolider cet héritage. »

l’équipe de la BOAD

Ces préoccupations ont trouvé un écho favorable auprès de la Banque Ouest-Africaine de Développement (BOAD), dont la présence souligne le caractère stratégique du projet. Pour l’institution financière, l’enjeu est de garantir que l’investissement profite directement aux populations. Le représentant de la banque a réaffirmé une vision forte :  « s’assurer de la rentabilité du projet pour maintenir un prix de l’électricité abordable pour l’État, et garantir que l’investissement profite directement aux populations. »

La BOAD a ainsi insisté sur le suivi rigoureux des actions sociales déjà menées (santé, éducation…) et sur la nécessité de recueillir les témoignages directs des bénéficiaires pour valider l’impact réel du projet sur le terrain.

Visite au CMS Blitta Village.
Visite du site de la centrale solaire.

Après les débats en salle, une visite a été organisée. La délégation s’est rendue à la Direction préfectorale des Solidarités (Actions Sociales), au CMS de Blitta Village, au Lycée de Blitta Carrefour puis à l’EPP Centrale B.

Le point d’orgue de cette journée fut la séance d’échanges avec un échantillon des Personnes Affectées par le Projet sur le site même de la centrale solaire, après avoir visité le nouveau site de 68 hectares réservés pour la quatrième phase d’extension. L’objectif est de se rassurer, par une concertation franche, que chaque personne touchée est effectivement entrée en possession de ses indemnités. Ce dialogue direct vise à établir un consensus durable avant le premier coup de pioche.

Avec cette extension de 30 MW additionnels pour atteindre un total de 100 MW, la centrale solaire de Blitta confirme son statut de géant de l’énergie verte. Joël Musikingala a également rappelé l’engagement environnemental d’AMEA POWER : avec un ratio de deux arbres replantés pour chaque arbre coupé, plus de 117 000 plants ont déjà été mis en terre dans la préfecture depuis le début des travaux.

Grâce à ce partenariat exemplaire entre l’État togolais, AMEA POWER et la BOAD, Blitta s’impose comme le modèle d’une transition énergétique réussie, où le progrès technique marche de pair avec la justice sociale et le respect des populations.

Cellule Communication de Blitta1.

 

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